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Accueil du site > Édition scientifique > CRA-Monographies > Forgerons et paysans des campagnes d’Alésia. Haut-Auxois (Côte-d’Or) Ier siècle avant J.-C., VIIe siècle après J.-C.

Forgerons et paysans des campagnes d’Alésia. Haut-Auxois (Côte-d’Or) Ier siècle avant J.-C., VIIe siècle après J.-C.

Michel Mangin, Philippe Fluzin, Jean-Louis Courtadon, Marie-José Fontaine

CRA-Monographie n° 22
ISBN
2-271-05663-2
2000, 624 p.

Si le site du siège d’Alésia (52 avant J.-C .) ainsi que la ville qui s’est développée à l’époque romaine sur l’oppidum du Mont-Auxois sont à présent bien connus, il n’en va pas de même du territoire rural associé à ce qui fut la capitale du petit peuple des Mandubiens. Grâce à une démarche pluridisciplinaire dans laquelle sont confrontés les apports de l’archéologie, de la toponymie et de l’archéométrie, l’ouvrage apporte des résultats originaux sur la question des relations entre une ville et ses campagnes. Ile en ressort une nouvelle image de l’occupation de l’espace et des activités artisanales dans une région caractérisée par de petites unités rurales dispersées sur les plateaux et dans les vallées proches d’Alésia. Une carte archéologique du Haut-Auxois a été établie, révélant une cinquantaine d’ateliers métallurgiques parmi 200 sites d’habitas. La toponymie s’est, quant à elle, avérée très efficace pour préciser le tracé et définir la densité du réseau de circulation qui irrigue cette région. Par ailleurs, ou la première fois en France, une étude archéométrique approfondie a été conduite sur une série très importante de forges rurales. Il en ressort que l’activité artisanale principales concerne la métallurgie de transformation d’un métal brut et que celui-ci était importé des régions proches telles que le Châtillonnais ou le Duesmois. Les différentes étapes du travail de forge sont clairement mises en évidence. L’ouvrage indique comment l’organisation de la production artisanale est fondée sur la complémentarité entre les forges des agglomérations et celles des habitas dispersés. Cette organisation, qui s’appuie sur une implantation des ateliers privilégiant les voies de circulation en fonction de leur importance, suggère une activité artisanale à vocation à la fois routière et agricole. Cette étude pluridisciplinaire renouvelle nos connaissances sur l’activité rurale à l’époque gallo-romaine : elle pourra servir de référence pour vérifier si ce type de structuration technico-sociales existe également dans d’autres régions des Gaules.

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